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[EXPOSITION-FOCUS] Le langage des murs. Estampages de la Chine à Notre-Dame

Santiago Hardy, Delphine Syvilay, Eugène Grasset, Jean Dubuffet, Émile-Auguste Reiber

Mar 18 – Jun 28

Musée des Arts Décoratifs
Museum

Musée des Arts Décoratifs

107 Rue de Rivoli, 75001 Paris, France 75001

Tue–Sun 11am–6pm, Thu until 9pm

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Du 18 mars au 28 juin 2026, le musée des Arts décoratifs présente au moment du Salon du dessin et du Printemps asiatique « Le langage des murs. Estampages de la Chine à Notre-Dame » quatrième focus exposé au cabinet des Dessins, Papiers peints et Photographies. L’exposition-focus illustre la pratique de l’estampage à travers une sélection inédite des collections chinoise et française du musée des Arts décoratifs, d’Eugène Grasset à Jean Dubuffet en passant par Émile-Auguste Reiber. À cette occasion, le musée invite Santiago Hardy, cordiste, et Delphine Syvilay, ingénieure de recherche au Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (LRMH) à présenter les estampages qu’ils ont réalisés lors du chantier de restauration de Notre-Dame de Paris. La présence des outils permet d’appréhender la technique pratiquée en Chine et celle utilisée sur les murs de la cathédrale. Une centaine d’œuvres et d’objets illustre ainsi cette mise en regard de la technique de l’estampage ancienne et contemporaine et ses qualités techniques, esthétiques, poétiques. D’origine chinoise, la technique de l’estampage permet de prendre l’empreinte d’un motif ou d’un texte, sculpté ou gravé à la surface d’une pierre ou d’un objet, à l’aide de papier et d’encre. Le papier humidifié est appliqué à la surface de l’objet (en pierre, métal, bois) à l’aide d’une brosse qui permet au papier d’épouser tous les creux et reliefs. Puis, un tampon de tissus encré est appliqué systématiquement sur tout la surface du papier. L’encre noircit les reliefs et les creux restent blancs, révélant ainsi le décor à l’échelle 1 dans un contraste noir et blanc. En entrant dans la salle d’exposition, le visiteur découvre une quarantaine d’estampages inédits réalisés sur le chantier de reconstruction de Notre‑Dame de Paris, de 2021 à 2022. Le projet d’inventaire des signes lapidaires et des graffitis de la cathédrale, initié par Santiago Hardy et Delphine Syvilay, a été soutenu par le chantier scientifique de Notre‑Dame de Paris et par l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale (EPRNDP). Pour réaliser ce livre d’or mural, ils choisissent et apprennent la technique de l’estampage. Cette technique millénaire connaît ainsi un renouveau inattendu en France et permet de révéler, voire de sauvegarder ces marques, signes, décors et inclusions trouvés à la surface des murs de l’édifice en restauration. En miroir des estampages contemporains, le musée présente une vingtaine d’estampages réalisés en Chine vers 1890‑1900 de bas‑reliefs de dalles funéraires, de grottes bouddhiques ou de frises décoratives de stèles. Ceux‑ci témoignent de l’intérêt des voyageurs au début du XX e siècle et de la vivacité de la pratique en Chine. Ces œuvres ont été présentées au musée des Arts décoratifs en 1912 lors d’une exposition intitulée « Estampages de sculptures chinoises ». En 2026, le musée propose un nouveau regard sur ce fonds grâce aux recherches menées en partenariat avec l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), Madame Lia Wei, maître de conférences et les étudiantes et étudiants de son séminaire. L’exposition se poursuit par la présentation de quelques exemples français des XIX e et XX e siècles issus des fonds du musée et de la bibliothèque des Arts décoratifs. Ils révèlent une pratique mémorielle, un travail d’atelier, de documentation et une source d’inspiration. Dans les années 1920, La Maison Hugon reproduit, ainsi, tous ses prototypes de peignes en en prenant des empreintes dans des albums de modèles. Eugène Grasset (1845‑1917) utilise, quant à lui, la technique du frottis pour reproduire des plats de reliures de livres. Émile‑Auguste Reiber (1826‑1893) reprend la forme et les motifs de bronze chinois de la collection d’Henri Cernuschi dans ses créations et pour les publier dans sa revue L’art pour tous. Le parcours se termine sur des œuvres graphiques de Jean Dubuffet (1901‑1985) montrant l’intérêt esthétique des artistes du XX e siècle pour l’estampage.

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