
Georges Kars, 1880-1945. Un Bohémien à Paris
Georges Kars

MAHJ – Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme
71, rue du Temple, Paris, 75003 75003
Tue, Thu, Fri 11am–6pm, Wed 11am–9pm, Sat, Sun 10am–7pm. Closed Mon.
Admission
13 €
Full price 13€; reduced rates 9€ (18-25 non-EU residents, large families) and 5€ (18-25 EU residents); free for mahJ members, under 18, and other eligible visitors
About
Personnalité marquante mais peu connue de l'École de Paris, Georges Kars fait l'objet de sa première grande rétrospective à Paris depuis 1945. Réunissant plus de 150 peintures, dessins et documents d'archives, cette exposition majeure dévoile une œuvre remarquable, façonnée par le parcours résolument européen de cet artiste tchèque du début du XXe siècle. ## Georges Kars : de Prague à l'École de Paris Né Jiří Karpeles en 1880 dans une famille juive germanophone près de Prague, Georges Kars a étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Munich, où il a découvert l'expressionnisme allemand et fait la connaissance d'artistes tels que Jules Pascin et Paul Klee. Lors d'un séjour à Madrid en 1906-1907, il découvrit l'œuvre de Velázquez et de Goya et fit la connaissance de Juan Gris. Kars s'installa à Paris en 1908 et se lia d'amitié avec Marc Chagall, Guillaume Apollinaire et Max Jacob. D'abord influencé par le cubisme, il développa un style figuratif singulier, caractérisé par des compositions solides, des formes arrondies et une approche sensible de ses sujets. Après avoir servi dans l'armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale, il revint en France en 1919. Proche de Maurice Utrillo, de Suzanne Valadon et de Chana Orloff, il exposait régulièrement aux salons parisiens et à la Galerie Berthe Weill. ## Guerre, exil et dernières années de Georges Kars À partir de 1933, Kars passa ses étés à Tossa de Mar, en Catalogne, où il peignait des paysages, des portraits et des scènes de la vie quotidienne. Il retourna à Prague en 1937, mais la menace d'une invasion nazie le contraignit, lui et son épouse Nora, à fuir vers Paris en février 1939. Après s'être réfugié à Lyon en 1940, il passa clandestinement en Suisse en 1942 et fut interné dans plusieurs camps. Libéré au début de l'année 1945, il se suicida à Genève peu avant son retour prévu à Paris.